6 CONSEILS POUR POSER DES LIMITES CLAIRES A SES ENFANTS

6 CONSEILS POUR POSER DES LIMITES CLAIRES A SES ENFANTS
Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Poser des limites claires à ses enfants n’est jamais simple. Surtout que certaines de ces règles doivent évoluer avec votre progéniture.

Beaucoup de parents ont une vision archaïque sur la pose de ce cadre. C’est vrai qu’il y a 40 ans en arrière, les enfants devaient « se soumettre » à leurs parents.  Et tant pis, si pour cela ces derniers avaient recours à des sévices corporels et/ou psychologiques.

Quand ces enfants ont créé leur propre famille, beaucoup ayant soufferts de ce manque d’écoute  et de cette soumission constante, ont décidé que leur progéniture ne subirait pas ce qu’ils avaient vécu.

Ce fut l’avènement des ENFANTS ROIS : libres de faire ce qu’ils voulaient, adulés par leurs parents, ne subissant aucune frustration.

L’ENFANT ROI ENCHAINE A SES ANGOISSES

Un enfant libre de tout faire, tout puissant dans ses décisions et ses envies, est un enfant qui vit dans une angoisse quotidienne et qui n’aura comme seule arme l’attaque. N’ayant pas de limites,  il se sentira seul, livré à lui-même comme s’il était accroché dans le vide.

L’enfant est dans l’incapacité de comprendre sans éclaircissement.  Il ne sait pas non plus  décider et comprendre ce qui est bon pour lui ou pas. Le rôle des parents est de justement, lui indiquer le chemin à suivre pour se sociabiliser, déployer ses aptitudes afin de lui permettre de vivre et de grandir sereinement dans le cocon familial et dans le monde extérieur.

Un enfant qui n’aura pas appris à gérer ses émotions telle que la frustration et qui n’aura pas pris conscience des envies, des besoins de ceux qui l’entourent, ne sera pas apte à se mesurer aux écueils de la vie et de la vie en société.

UN CADRE POUR SE SENTIR SECURISE

Sachez que votre progéniture a toujours une très bonne raison d’agir comme elle le fait. Elle essaie de trouver des solutions à un problème rencontré par une analyse poussée qui l’aide à se construire et à développer son intelligence.

Etablir des limites permet à l’enfant de se structurer émotionnellement et physiquement. Il sait que ses parents sont là, prêts à l’aider, à l’écouter. Il pourra ainsi s’épanouir car il se sentira en sécurité.

Le cadre de vie permet d’interagir avec les autres, d’apprendre quels sont leurs besoins. Il sert aussi à connaître ce qui est dangereux, ce qui est interdit, quelles sont les attentes de papa et maman.

Mais pour cela, quelles sont les étapes à mettre en place pour poser un cadre ferme mais bienveillant ? Voici mes conseils qui vous aideront dans votre démarche.

CONSEIL N°1 – DETERMINEZ UN CADRE ET DES LIMITES ET NE VOUS EN DETOURNEZ PLUS

Ce qui est important quand vous mettez en place ce cadre de vie, c’est de savoir les limites sur lesquelles vous ne dérogerez pas du tout et celles qui peuvent s’ajuster en fonction du contexte.

Par exemple : tout le monde doit se laver les mains avant de se mettre à table ⇒ Limite importante

On ne mange pas de bonbons avant de se mettre à table ⇒ Limite qui peut varier

Sachez bien évidemment, que ce cadre de vie à mettre en place est subjectif et ce qui ne vous semble pas trop important peut l’être dans une autre famille.

Afin de vous permettre de positionner au mieux, voici quelques questions qui peuvent vous aider à mettre en place des limites justes mais fermes :

  • Est-ce que je reproduis les règles qui m’étaient imposées par mes parents ?
  • Est-ce que ces règles ont un sens pour mon enfant ?
  • Quand mon enfant n’obéit pas, quel est mon ressenti : colère, tristesse, peur ?
  • Quelle est la conséquence de cette limite : me faire obéir ou permettre à mon enfant de grandir et de s’intégrer dans la société sereinement ?
  • Comment puis-je aider mon enfant à comprendre cette limite ?
  • Ne suis-je pas trop exigent(e) avec mon enfant ?

CONSEIL N°2 – GARDEZ UNE ATTITUDE CONSTANTE

Vous devez rester constant dans vos décisions et ne pas changer d’avis par peur de la réaction de votre progéniture. Forcément, vous allez entrer en conflit, forcément il y aura des pleurs et des cris. Oui mais, pensez que c’est pour le bien de votre enfant. Ce n’est parfois pas simple à voir sur le court terme, mais à long terme, cela fait toute la différence.

Personnellement, pour mon fils 1er du nom, j’ai été souvent inconstante dans mes décisions : je disais non puis après oui parce que je voyais qu’il était triste. Il y a quelques temps de cela, il m’a rappelé cette incohérence dans son éducation et du fait qu’il pouvait me manipuler en toute circonstance.

CONSEIL N°3 – AJUSTEZ VOTRE CADRE DE VIE

Les limites ne sont pas les mêmes pour un enfant de deux ans et un ado de 16 ans. Sachez adapter votre cadre de vie.

Dès qu’il grandit, encouragez le à donner son avis, à proposer des solutions. Ainsi vous lui montrez que vous acceptez le fait qu’il devient grand et autonome. Et qu’il a toute sa place dans la famille.

CONSEIL N°4 – MONTREZ L’EXEMPLE

Votre progéniture apprend par mimétisme. Alors montrez-lui l’exemple : si pour vous l’hygiène c’est sacrée, lavez-vous les mains ensemble avant de passer à table. Vous devrez sûrement le faire encore et encore avant que cela ne devienne une habitude mais le jeu en vaut la chandelle.

A vous de lui montrer comment se comporter dehors et à la maison par votre comportement, votre attitude face aux autres.

CONSEIL N°5 – ADAPTEZ VOTRE INTERIEUR A VOTRE ENFANT

Permettez à votre bambin de se sentir en sécurité. Levez tout ce qui peut être dangereux de sa portée pour le mettre en hauteur.

Personnellement, j’avais adapté notre logement afin que mes trois chéris puissent l’explorer en totale sécurité.

CONSEIL N°6 : DITES NON DE TEMPS EN TEMPS ET OUI TRES SOUVENT

Que vous disiez NON clairement et franchement, c’est donc tout à fait normal et sain. Ce qui est important c’est de ne pas humilier votre enfant et de l’écouter (cliquez ici pour lire mon article sur l’écoute active). Votre bambin va sûrement ne pas être content et vous le signifier. Sachez entendre son ressenti.

Et s’il/elle vous dit non, respectez cette négation. C’est un être à part entière qui a ses propres envies et besoins.

Etre parent, c’est aussi se questionner sur notre propre enfance :  se rappeler ce qui nous a blessé dans l’attitude de notre famille mais aussi se remémorer les bons souvenirs. Travailler sur notre propre histoire familiale, peut adoucir totalement notre relation avec notre progéniture.

Si votre cadre de vie est cohérente avec vos valeurs et vos attentes, dire OUI ne sera plus compliqué, bien au  contraire : Alors dites OUI à ses requêtes, OUI à ses envies de découvertes du monde. L’acceptation permet de prendre confiance en soi, de se sentir en sécurité et d’avoir un regard positif sur la vie.

About Nadine FIORI


Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.