ENFANTS AVEC DES ETIQUETTES QUI LEUR COLLENT A LA PEAU : 7 CONSEILS POUR LES AIDER A S’EN DEBARASSER ET LES LAISSER S’EPANOUIR

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La question primordiale à se poser quand on colle des étiquettes aux enfants est : « Ce que pensent les parents de leur progéniture, influence-t-il le comportement de cette dernière et ce qu’elle pense d’elle-même ? épineuse question 🙁 

Car pour répondre franchement, cela ne vous est jamais arrivé de penser, même subrepticement, que votre enfant est par exemple « timide », « dynamique », « têtu(e) », etc. ?

Parfois, notre communication non verbale parle malheureusement pour nous, sans que nous en soyons conscients (cliquez ici pour lire mon article sur  “Communiquer : tout un art”): il suffit d’un seul regard, d’un ton de voix particulier, de quelques mots pour que votre chérubin comprenne ce que vous pensez de lui en quelques instants.

Vous pourriez me dire : « oui mais, je me suis rattrapé(e) après, je lui ai fait plein de compliments ». Je suis d’accord avec vous, seulement prenez en compte ces instants fugaces et multipliez les aux heures quotidiennes que vous passez avec votre enfant. Au final , cela représente beaucoup de signes négatifs et de désapprobation.

Maintenant, vous concevez que ce que vous pensez prédispose votre progéniture sur la manière dont elle se perçoit mais aussi elle agit.

⇒ LES CONSEQUENCES :

Enfermer un enfant dans un rôle : Les conséquences
Enfermer un enfant dans un rôle : Les conséquences

Forcément, quand on enferme un enfant dans un quelconque rôle, les conséquences peuvent être très négatives :

  • Baisse de la confiance en soi,
  • Frustration,
  • Perte du goût de l’effort,
  • Crise de colère,
  • Vengeance,
  • Etc…

⇒ 7 ACTIONS POUR REVELER LA VRAIE NATURE DE VOTRE ENFANT

1/ Dévoilez-lui une nouvelle image de lui-même

Montrez-lui que vous avez confiance en lui/elle et que sa manière d’agir dans une situation donnée s’est révélée positive.

Par exemple :

Pour un(e) enfant « timide » : « Tu as dit bonjour à la boulangère ce matin, elle était très contente »

Pour un(e) enfant « très bavard(e) » : « Tu as réussi a laissé parler ta sœur sans l’interrompre, quand elle nous racontait sa journée d’école »

2/ Mettez le/la face à des conjonctures qui lui laissent la possibilité de se voir autrement :

Grâce à ce procédé, votre chérubin sentira que vous lui faites vraiment confiance et surtout qu’il/elle est capable d’accomplir ce que vous lui demandez.

Par exemple :

Pour un enfant « tête en l’air » : « J’ai besoin que tu m’achètes du pain. Préfères-tu que je mette l’argent dans ton porte-monnaie ou dans ta poche ?

3/ Il/elle doit entendre que vous parlez de lui/elle en des termes positifs

C’est important, qu’il/elle sache que vous êtes fier(e) de son comportement et que vous communiquez à ce sujet.

Cela lui permet de reprendre confiance en lui/elle et de comprendre que son nouveau comportement a vraiment un impact positif sur son environnement.

4/ Donnez l’exemple 

On ne peut pas demander à son chérubin de se comporter de telle manière si nous, en tant que parents, agissons différemment.

Les enfants agissent souvent par mimétisme. Il est donc indispensable que nous montrions l’exemple et la bonne attitude à avoir.

5/ Rappelez-lui ses exploits d’antan

Nous sommes les gardiens des souvenirs, de leurs souvenirs. Il/elle ne s’en rappelle peut-être plus, mais lui remémorer ses exploits d’antan, lui permet de se constituer une image positive étant petit(e).

6/ Exprimez votre ressenti, s’il/elle reprend son ancien comportement

Parfois, c’est compliqué de changer et les mauvaises attitudes refont surface. Soyez clair(e) avec votre enfant : cela vous blesse ou vous met en colère. Il/elle doit savoir ce que vous ressentez pour pouvoir se reprendre.

Si votre chérubin est en âge de lire et que vous n’êtes pas à l’aise pour parler, ou si vous êtes trop en colère et vous avez peur que vos mots dépassent votre pensée, écrivez lui une lettre.

Couchez les mots sur le papier peut vous permettre de libérer votre émotion et de prendre du recul sur la situation.

7/ Se poser les bonnes questions

C’est souvent une tâche ardue de vouloir faire changer le comportement d’un enfant. Effectivement, il faut énormément de détermination et de volonté. Et surtout, il faut beaucoup de self contrôle pour ne pas lâcher la phrase assassine : « Et voilà, tu recommences ! ».

Pour vous aider à y voir plus clair, je vous propose de vous poser trois questions importantes :

  1. Mon enfant joue-t-il un rôle qu’on lui a donné ? A la maison ? A l’école ? Avec ses amis ? Avec la famille ? Et quelle est cette étiquette ?

 

  1. Ce rôle influence-t-il positivement mon enfant ? Par exemple, un côté sociable chez le petit « bavard », de la créativité chez la petite « rêveuse » ?

 

  1. Comment souhaiteriez-vous que se voit votre enfant ? Responsable, tenace, sociable, etc….

Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des mots. Il ne faut jamais sous-estimer leur impact sur nos enfants.

About Nadine FIORI


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