LES JEUNES ET LE RECRUTEMENT : PRENDRE DE LA HAUTEUR DE VUE

LES JEUNES ET LE RECRUTEMENT : PRENDRE DE LA HAUTEUR DE VUE
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Je suis maman avant tout mais je suis aussi une femme qui travaille comme beaucoup d’entre nous (cliquez ici pour lire mon article « Mes 5 astuces pour être bien dans sa vie de femme plurielle »). Et, j’avais envie de vous parler, dans cet article, d’une anecdote qui m’est arrivée et qui m’a fait me questionner.

Mon cœur de métier, c’est le recrutement (cliquez ici pour lire l’article de MyCvtech : “Le recrutement : une tâche bien complexe). Et souvent, je dois recruter des jeunes en alternance. Les diplômes vont du bac pro, en passant par le BTS pour aller jusqu’au master et ingénieur.

C’est très stimulant d’échanger avec tous ces jeunes qui désirent préparer leur diplôme tout en travaillant.

RECRUTEMENT DES JEUNES : LE PROFIL RECHERCHE

Afin de savoir exactement quel profil est recherché par les managers et les responsables des Ressources Humaines, ces derniers rédigent une fiche profil qui détaille les missions qui seront confiées au jeune mais aussi les compétences nécessaires pour le poste.

Cela va du travail collaboratif, au sens du résultat, la rigueur, l’autonomie, etc…. Dernièrement, je reçois une nouvelle fiche profil pour un ingénieur avec pour aptitudes obligatoires de « la hauteur de vue ». C’est-à-dire que l’alternant doit arriver à prendre un recul nécessaire afin de pouvoir envisager une situation dans sa globalité, il doit pouvoir modifier son point de vue et du coup prendre en compte l’ensemble de la situation.

Et je l’avoue, cela m’a interpellée. Vous allez forcément me répondre : « mais pourquoi ? ». Parce que, je pense que quand on a 20 ans, c’est peut-être pas tout à fait évident de posséder cette aptitude.

UNE CONNAISSANCE EMPIRIQUE

Un ingénieur aguerri qui a 5 ans voire 10 ans d’expérience en management aura acquis, sans nul doute, cette compétence qui lui permet de changer sa manière d’appréhender les choses.

Mais pour un jeune qui est toujours dans le cursus scolaire, c’est forcément plus compliqué. Logiquement, ces trois années d’école d’ingénieur ainsi que la pratique en entreprise devraient sûrement le former à cela.

Mais, en tout cas, je pense que ce n’est pas évident de mesurer « la hauteur de vue » d’un étudiant en formation.

Je suis persuadée que certain(e)s ont déjà cette faculté intrinsèque ancrée au plus profond d’eux-mêmes mais je reste persuadée que c’est la maturité, l’expérience qui font que l’on acquière cette compétence.

La vie n’étant pas un long fleuve tranquille, notre vision globale du monde évolue logiquement et notre hauteur de vue aussi. Et je suis certaine que vous serez d’accord avec moi : nous ne sommes pas les mêmes à 20 ans qu’à notre âge actuel et c’est là toute la subtilité et la complexité de l’être humain. Nous apprenons de nos erreurs (enfin, en principe), notre connaissance empirique détermine nos actions futures et envisager une situation dans sa globalité et changer nos perceptions, en fait partie.

Alors, c’est vrai que ces entretiens que je réalise, sont plus qu’un échange informel : c’est une véritable porte d’entrée dans l’univers de ces jeunes : déterminer leur motivation, approfondir leur connaisse d’eux-mêmes, évaluer s’ils seront capables de gérer leurs études et l’entreprise c’est mon challenge quotidien et j’en suis fière.

Par contre, les compétences à acquérir, ce sont les tuteurs/tutrices qui doivent les développer chez leur apprenti(e) par une approche pédagogique et professionnelle.

Mais pour y arriver, auront-ils besoin de prendre de la hauteur de vue ?

About Nadine FIORI


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